• Conférence & médiumnité publiques
    Une conférence suivie d'une séance médiumnique publique à Dole (39)

    Avec la participation des médiums Martine Minutella et Victor Maïa
  • Médiumnité publique
    Une séance médiumnique à Neuville-sur-Saône (69)

    Avec la participation des médiums Martine Minutella et Victor Maïa
  • Conférence & médiumnité publiques
    Une conférence suivie d'une séance médiumnique à Vannes (56)

    Avec la participation du conférencier et médium Victor Maïa
  • Conférence & médiumnité publiques
    Une conférence suivie d'une séance médiumnique à Bourg de péage (26)

    Avec la participation du conférencier et médium Victor Maïa
  • Conférence & médiumnité publiques
    Une conférence suivie d'une séance médiumnique à Villefranche-sur-Saône (69)

    Avec la participation du conférencier et médium Victor Maïa

Documents

 

savoirs &

 

témoignages

Témoigner de la survivance de l'âme après la mort du corps physique est pour une personne comme moi une nécessité comme elle l'est pour un enfant qui ne peut retenir un secret merveilleux.

De fait, mes activités spirituelles m'amènent à délivrer ce témoignage de différentes façons. L'une d'entre elles consiste en la production de documents que je partage ici avec vous. Il s'agit notamment d'articles spiritualistes ainsi que des compte-rendus de séances spirites auxquelles j'ai participé. J'ai également réalisé des gazettes auxquelles ont participé quelques autres spiritualistes dont la présidente de l'association chemin de Vie. Une autre façon de présenter la réalité de la survivance de l'âme consiste en l'enregistrement de quelques-unes de mes séances médiumniques publiques à neuville-sur-Saône. Bien que les vidéos soient de mauvaises qualités et que l'ambiance soit mal restituée en raison des restrictions qu'impose la technique, vous apprécierez peut-être de regarder des exemples de contact avec l'autre monde. Vous y verrez, au moins, une facon d'excercer la médiumnité. Enfin, je présente mes sujets de conférence dont le contenu sera plus riche à mesure que je me sentirai à l'aise dans cette exercice.

Toutefois, songez que ces documents ne sont jamais que des points de vue sur l'au-delà et non une ultime vérité. La vérité, vous la trouverez en votre âme et conscience, au fond de votre coeur, avec tout ce qu'elle entraînera, tout ce qu'elle déchaînera en vous : un vif sentiment d'appartenance à un tout universel et le respect pour une humanité magnifique qui est sur un fragile chemin de progression. Aussi, je vous recommande de vous informer par ailleurs, de lire des ouvrages sur le sujet de l'après-vie, d'assister à des conférences et de participer à des séances médiumniques publiques ou privées où interviennent divers médiums sérieux.

C'est ainsi que tous ces témoignages formeront en vous une certitude absolue extraordinairement apaisante, celle de votre immortalité.


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ARTICLE

LES MEDIUMNITES AU SERVICE DU VIVANT DANS LE COMA

Le 25 février 2016

 

Samedi 20 février 2016, dans un hôpital près de Lyon, Amelsa et moi (Victor Maïa) avons visité Charlotte (prénom d'emprunt) se trouvant dans un état végétatif depuis 2 ans et demi à la suite d’un arrêt cardiaque survenu à l’âge de 50 ans.

Sa sœur et sa fille, Renée et Régine (prénoms d’emprunt), nous ont demandé de tenter d’entrer en contact avec elle par le biais de la médianimité. Elles me connaissaient déjà pour avoir participé l’année dernière à deux de mes séances spirites publiques organisée par la boutique La Mana de Neuville-sur-Saône dont Amelsa est la responsable. Elles avaient constaté que je réussissais à transmettre des messages de certains défunts et d’autres Esprits mieux dégagés.

Dans leur fol espoir, elles ont considéré que Charlotte, à mi-chemin entre la vie et la mort, pouvait leur adresser un message, un signe, quoi que ce soit pouvant les aider à l’aider, elle, au besoin. Le fait qu’une personne dans le coma, en dépit de son état plus ou moins végétatif, garde sa conscience et puisse adresser un message à un médium, comme le fait un Esprit, n’est pas nouveau. Des témoignages rapportent en effet cette possibilité depuis plusieurs dizaines d’années. On imagine bien, toutefois, nonobstant les tabous sociétaux et religieux dirigés contre les pratiques spirites, que ce doit être compliqué, autrement cette pratique serait plus répandue. Pour autant, ni Amelsa ni moi n’avions été jusqu’à présent directement acteurs d’une telle expérience. Nous avons donc accepté de la mener car qui ne tente rien… ne vit rien. Quant aux parentes de Charlotte, elles ont voulu tenter cette expérience car elles l’aiment et veulent tout faire pour que celle-ci souffre le moins possible à cause de son état.

La médiumnité au service des vivants

Renée et Régine étaient présentes lorsque nous sommes rentrés dans la chambre, vers 10h45. Elles nous ont expliqué que les médecins ne savent pas définir précisément l’état dans lequel se trouve Charlotte. De sorte que celle-ci paraît comme réveillée, sortie tout juste du sommeil, ouvrant les yeux et baillant parfois de fatigue ou d’ennui, qui sait au juste. Charlotte montre qu’elle est insensible aux présences autour d’elle. Elle ne fixe pas les gens, par exemple, ne réagit pas aux conversations, ne s’exprime pas verbalement. Pour autant, sa sœur en particulier estime qu’elle réagit parfois aux sollicitations par de longues pauses dans sa respiration ou au contraire par une respiration bruyante et saccadée. J’ai moi-même constaté ces réactions lorsque je m’adressais directement à elle pour la conseiller et l’orienter, notamment lorsque je lui ai recommandée d’appeler ses accompagnants spirituels (guides, anges gardiens, familiers). A ce moment-là, sa respiration s’est faite silencieuse durant de longues secondes. C’était troublant, d’autant plus que les médecins ont déterminé que Charlotte n’est pas atteinte du syndrome d’enfermement (locked-in syndrome).

Amelsa s’est aussitôt assise près de Charlotte et a pris sa main droite dans les siennes. Pour ma part, je me suis assis plus loin dans la pièce, de l’autre côté de la literie. Renée et Régine sont restées debout près d’Amelsa, au pied du lit. Sur les murs et sous la grande fenêtre lumineuse, de nombreuses photographies ont été collées, peut-être une centaine. Elles forment une mosaïque qui tente d’égayer la pièce. Elles représentent un échantillon de ce qu’a été la vie personnelle et familiale de Charlotte avant que survienne son accident, mais aussi depuis.

Rapidement, Amelsa a décrit ce qu’elle percevait. Tel qu’elle l’avait perçu chez elle quelques jours auparavant, elle a évoqué le corps psychique (ou astral) de Charlotte. Il flottait au-dessus de son corps physique, peut-être à 1m50. Il était étendu lui aussi et relié à ce dernier par une sorte de lien, ce que l’on nomme dans la littérature spécialisée le cordon d’argent. Cependant, précisait-elle, son corps astral était incomplet. Elle ne percevait en effet que sa partie supérieure. A partir du bassin, les jambes lui étaient invisibles. Dans sa vision, le blanc et le bleu dominaient les autres couleurs. Autour du cordon brillaient comme des paillettes. C’était beau et inédit alors même qu’elle avait déjà vu d’autres phénomènes auparavant. Amelsa ressentait, en outre, que Charlotte évoluait dans une atmosphère agréable. Pour elle, Charlotte ne souffrait pas, bien au contraire.

Je ne suis pas un médium sensitif comme Amelsa. Je ne perçois pas la présence des Esprits comme s’ils étaient là physiquement dans la pièce. Plutôt, intuitif et inspiré, je devine leur présence par d’autres moyens qu’Amelsa ne maîtrise pas encore. De sorte que nous sommes complémentaires dans ce genre d’expérience.

Mon travail a surtout consisté à traduire les pensées, les émotions et les intentions de Charlotte. Comme je m’intéresse à la psychologie des Esprits, je me suis donc particulièrement appliqué à définir Charlotte comme un individu, à rechercher ce qui la distingue de toute autre personne en ce que ses rêves, ses espoirs, ses joies comme ses peines sont uniques. Et ce qui la distingue a été très rapidement abordé et dit, je crois, avec finesse. Sa sœur et sa fille ont confirmé. Pour elles, Charlotte était en train de se communiquer par mon truchement.

Sans rentrer dans les détails, il était intéressant d’observer que l’âme de Charlotte vivait un état confusionnel. Elle témoignait de deux choses à la fois : d’abord, son état ne lui procurait pas de souffrance ni physique ni morale. Cela pouvait rassurer ses parentes. Ensuite, Charlotte montrait une absence bien marquée de volonté, d’intention. Dans son état, Charlotte paraissait heureuse, comme plongée dans une atmosphère cotonneuse, aimante et protectrice. Je n’ai pas ressenti en elle une volonté de se battre, une intention de changer quelque chose à sa situation. D’une certaine façon, Charlotte ne luttait pas parce que son état était très doux à vivre. Pour autant, au fur et à mesure de la séance médiumnique, nous avons pu observer des changements dans l’attention que Charlotte portait à nos propos. Si elle a d’abord  flotté entre absence et présence, entre passivité et réaction, elle s’est montrée en effet de plus en plus réactive et présente : sa respiration semblait répondre à nos sollicitations et ses propos se conjuguaient davantage au présent puis un peu au futur. Or, Amelsa observait ce phénomène avec les yeux de son esprit : au début, le corps astral de Charlotte ne tenait pas en place, il flottait lui aussi, ou vibrait si l’on suppose que ce verbe convient mieux pour décrire une sensation difficilement explicable.

L’esprit d’à-propos

Il est possible que Charlotte ait voulu ou pu réagir à nos sollicitions dans la mesure où nous la sortions Amelsa et moi d’une sorte de routine qui durait depuis de longs mois. Son hospitalisation se résume pour le moins à de longues journées qui se ressemblent malgré la présence de ses familiers et des agents hospitaliers. De plus, avant son accident, nous ont précisé ses parentes, Charlotte était une personne spiritualisée qui ne doutait pas de la survivance humaine. Ses conceptions dépassaient le simple cadre de la vie matérielle. Rencontrer des personnes comme nous, qui ne doutaient pas qu’elle fut consciente, qui prétendaient même la voir et l’entendre, pouvaient la motiver par conséquent, la sortir de sa torpeur agréable. Précisons que Renée et Régine l’avaient préalablement prévenue de notre visite et de notre intention d’entrer en contact avec elle.

De sa capacité à réagir, nous avons peut-être ici un élément de preuve : à un certain moment, j’ai proposé à Charlotte d’agir sur la matière (comme sont capables de le faire certains Esprits dits frappeurs ou des individus doués de télékinésie, par exemple) afin de prouver qu’elle était consciente et qu’elle  comprenait la démarche de ses parentes et celle des médiums. Je lui ai alors désigné des bouteilles d’eau en plastique placées derrière elle ainsi que les nombreuses photographies qui tapissaient les murs devant elle et sur sa droite. J’ai proposé soit qu’elle provoque un bruit en modifiant la densité de l’air à l’intérieur d’une des bouteilles, soit en faisant tomber une des photos.

Cela s’est produit quelques minutes plus tard. Tandis que j’étais sorti de la pièce pour répondre à un appel téléphonique, une des photos collée contre la fenêtre s’est décrochée, tombant sur le sol. Que constatons-nous ? La photographie représente Charlotte le jour de son mariage habillée de sa belle robe blanche ; elle y est seule, agenouillée sur le sol, regardant l’objectif. Il est difficile de lire sur son visage si elle est heureuse ou pas. Ce document figurait au milieu de tant d’autres où Charlotte, avant son accident, est entourée de ses proches et parfois souriante. D’autres photographies la représentent comateuse, seule ou accompagnée, allongée ou assise. Pour que vous compreniez combien ce phénomène semble correspondre à un message indirect de Charlotte ; afin de prouver sa capacité à agir sur la matière à défaut de pouvoir reprendre le contrôle de son corps physique ; constatant que son acte résulte d’une demande qui lui avait été faite, vous devez savoir que Charlotte, peut-être vingt minutes auparavant, avait confié qu’elle s’était sentie seule dans la vie bien qu’elle fut entourée en réalité. Manquant de confiance, elle s’estimait désaimée. Et il se trouve que Charlotte a subi un malaise cardiaque et qu’elle est désormais davantage que jamais enfermée et cloitrée dans son corps. Seule avec elle-même, si je puis dire. Cette photo, soigneusement choisie, apparaît donc me semble-t-il comme la confirmation que sa conscience était présente avec nous, se communiquant avec à-propos.

Le temps du renouveau

Nous avons ensuite tenté une autre expérience physique mais il ne s’est rien produit. Dès lors, Renée et Régine ont exprimé leurs vœux à Charlotte. Puisque celle-ci s’était cru désaimée, elles lui ont d’abord dit combien elles l’aimaient, combien elle est aimée en réalité depuis toujours et n’avait jamais été seule bien qu’elle le crût. Elles l’ont rassurée avec douceur sur ce point et quelques autres. Elles ont voulu lui faire prendre conscience que sa vie n’avait pas été aussi difficile qu’elle l’estimait, qu’elle est aujourd’hui encore appréciée et respectée, y compris par son mari qui se démène pour elle et prouve tous les jours à son entourage par son comportement qu’il est à la hauteur de ses promesses de mariage.

Elles espèrent ensuite que leurs paroles l’aideront un jour à prendre une décision importante non seulement pour elle mais aussi pour tous ceux qui l’aiment : reviendra-t-elle dans son corps ou restera-t-elle dans le coma ? A moins qu’elle décide de suivre une troisième voie, celle qui la conduira à la mort. A la question que venait de lui poser sa fille, Charlotte a répondu qu’elle est consciente des risques qu’elle prendrait si elle pouvait ou décidait de reprendre possession de son corps. Physiquement, elle serait diminuée, handicapée. Pour autant, elle pourrait accepter cet état à condition que sa conscience reste intacte et qu’elle puisse s’exprimer. Ce serait une façon de reprendre le contrôle de sa vie.

C'est ici que s'est terminée notre expérience.

Avant de partir, la sœur et la fille de Charlotte nous ont remercié Amelsa et moi pour notre intervention, à bien des égards aussi émouvante que gratifiante. Elle leur a été bénéfique car elles ont davantage pris conscience de certaines choses et mieux compris par quoi Charlotte est passée durant son existence, confirmant au fond ce qu’elles savaient déjà. Surtout, elles ont su qu’elle ne souffre pas dans son état. Il peut être soulageant de savoir qu’elle est même heureuse d’une certaine façon. Pour autant, chacune d’entre elles, et ceux qui forment son entourage, continueront à vivre avec leur peine : celle de savoir que Charlotte, qu’ils aiment et respectent profondément, reste éloignée d’eux, cloîtrée dans une prison charnelle. Pour le moment, du moins. A un certain moment, Charlotte a évoqué son prochain anniversaire, en mars. Elle a dit qu’il pourrait s’y produire une surprise.   

Cette expérience nous offre désormais à Amelsa et moi de croire avec certitude que certaines personnes plongées dans le coma conservent leur conscience et sont capables de discuter comme elles le feraient normalement ou presque, de nous faire part de leurs impressions et réactions. Tout en ignorant les proportions de ce fait naturel, des personnes dans le coma peuvent entendre, comprendre, ressentir aussi. Par conséquent, nous pouvons continuer à leur rendre visite, leur parler, les aimer et les soigner car elles nous écoutent ! Et espérer leur rétablissement ou les accompagner dans la mort (qui est le passage vers une autre réalité, grandiose). En dépit du diagnostic drastiquement matérialiste de la médecine et malgré le fait que leur corps physique ne réponde plus à grand’ chose, leur âme continue à vivre ce qu’elle peut vivre. Et si l’on interprète leur situation du point de vue réincarnationiste, leur âme expérimente ce qu’elle avait peut-être prévu\besoin de vivre.

Dans le cas de Charlotte, nous comprenons qu’il existe un lien entre sa vie d’avant et sa vie actuelle. Charlotte doit visiblement travailler sur le sentiment de solitude et de désamour qui l’ont empêchée de se sentir heureuse avant son accident. Aujourd’hui, et peut-être plus que jamais, grâce à ses proches qui lui rendent visite quotidiennement, elle peut percevoir combien elle est aimée et respectée en tant qu’individu. Leur dévouement en est une preuve. De cette perception, il lui reste à en faire quelque chose d’utile d’abord pour son âme puis pour toutes celles qui évoluent à ses côtés. Car même pour ces dernières, selon qu’elles sont inquiètes ou indifférentes au sort de Charlotte, il s’agira un jour de se demander quel progrès leur âme a pu accomplir.

La famille s’exprime

Nous sommes ravies d’avoir pu vivre cette expérience. Pour nous le plus important était de savoir que Charlotte ne souffrait pas. Aujourd’hui, nous sommes plus sereines concernant son état, la sachant bien et non souffrante. Malgré l’issue incertaine, nous savons aujourd’hui grâce à Victor et Amelsa que seule notre proche est maître de sa destinée, son avenir. C’est elle qui choisira de revenir ou pas, ainsi l’attente d’un retour ou d’une évolution de son état devient moins difficile à supporter. Il se passera quelque chose, un jour, la mort ou la résurrection, cela dépendra d’elle, et, même si nous ne connaissons pas l’échéance, nous savons aujourd’hui que sa situation ne sera pas éternellement celle-ci.

Quelque chose se passera à un moment donné, lorsqu’elle l’aura décidé…

Merci à Amelsa et Victor d’avoir pu nous guider et nous aider durant cette épreuve si difficile à vivre pour nous, sa famille.

Epilogue

Lorsqu’Amelsa est sortie de chez elle, ce même matin, avant de me rejoindre, elle a emprunté un escalier pour accéder au parking où stationne habituellement son véhicule. Machinalement, tout en marchant, elle se projetait déjà vers l’hôpital et se posait toutes sortes de questions sur ce qui allait se passer. A bout de réponse, elle a fini par songer que, quoiqu’il arrive, elle et moi agirions « avec tout notre amour, tout notre cœur ». Quand, parvenue au bas de l’escalier, après la dernière marche, gisant sur le sol, une pierre a attiré son attention. Elle était plate, assez grande, de couleur claire, et avait la forme d’un cœur.

Renée, à qui Amelsa a confié la pierre, l’a offerte depuis à sa sœur Charlotte.


Auteur : Victor Maïa